samedi 18 avril 2009

La Vierge Hadopi


Il était une fois, dans un pays lointain gouverné par un lutin, une vierge nommée Hadopi qui n’en pouvait plus d’être pucelle. Nuit et jour elle cherchait une façon de se faire engrosser et la semence recherchée se devait d’être à connotation artistique car de la harpe son enfant jourra. C’était que tous les artistes étaient trop occupés à faire le trottoir afin de bien remplir les poches aux mères maquerelles. Les méchantes proxénètes se régalaient de voir tout l’argent et les richesses que d’aussi bonnes travailleuses pouvaient rapporter. Il suffisait juste de financer un bon produit marqueté, puis à le lancer dans l’areine aux fauves. C’était la loi du mieux habillé et seuls les meilleurs survivaient. Comble du comble, ces petites chéries étaient farouchement amoureuses de leurs souteneurs. Certes liées par contrats et accords, elles étaient libres d’aller et venir. Mais non, il n'avait rien à faire. C’était leur liberté de se faire plumer par plus fort qu’elles. Elles étaient même prêtes à commenter de-ci et de là tous les biens faits que cette relation leur apportait. Devant tout ce merdier, la vierge Hadopi se demandait qui était assez artiste pour mériter de la féconder. Elle était partie chercher un baladin et seul des vendeurs et commerciaux elle trouva. Effarée mais point effarouchés, elle leva les yeux et vu devant elle le nouveau Bon Dieu. L’Internet et ses multiples possibilités s’ouvraient à elle comme la nouvelle religion des masses. Elle se demanda à quoi bon fréquenter Midem et MTV quand au fin fond de l’Australie un vibrant rocker s’offrait à elle franco. La Vierge n’étant plus prête à se faire baratinée ou enculée, elle mis à bât une métisse Malgache prédisposée aux percussions africaines et décida d’interdire toutes les maison de disque afin que la musique redevienne son essentiel : l’immatériel.

6 commentaires:

Jujupiter a dit…

Tout le monde sait que la Vierge était anticapitaliste! Le Bon Dieu l'a d'ailleurs choisie parce que toutes les autres, ces connasses avares, demandaient une énorme pension pour élever sa progéniture, ainsi qu'un logement avec piscine et des sacs Louis Vuitton. Il s'est dit qu'il ne voulait pas être une vache à lait et il a pris la seule illuminée qui croyait encore qu'il n'y a pas que le fric qui compte.

Lola Lopsa a dit…

Sacs Vuitton et Marrons Chauds
Carla Bruni Aux Seins Nus
La Vierge n’en voulait Plus
Des Tepus Et Gros Maquereaux

Quelle inspiration en ce samedi matin…

souklaye.sylvain a dit…

1- D’un côté, nous avons une industrie culturelle déclinante n’assumant pas le proxénétisme économique et la pandémie infantilisante qu’elle exerce sous le regard de son débiteur. Celui-ci est à la fois une fondation philanthrope de gestion nationale et une entreprise d’import/export.
2- De l’autre côté, nous avons une infinité de niches de population n’ayant rien à voir les unes avec les autres, mais faisant front par principe de précaution. Nous prouvant par la même occasion à quel niveau de léthargie se trouvent nos sociétés occidentales pour qu’un luxe devienne une lutte nécessaire.
3- Au centre, se trouve le gros du troupeau qui n’a pas d’avis et fait preuve d’intelligence situationniste ou d’indifférence banale sur ce combat qui est à la fois d’avant-garde et d’arrière-cour.
4- Dans toutes les batailles, il y a des pertes acceptables. Mais comme nous ne prenons plus plaisir à nous salir les mains avec une de ces barbaries ancestrales, les invectives servent de nos jours de courroux médiatique ou de Hit Combo virtuel pour le bonheur des voyeurs générationnels et des lâches éternels.
5- Quand on pratique l’affrontement constant ou la paix commémorative pour occuper son temps, c’est que l’on est plus en mouvement. Alors la guerre civile des flux a-t-elle un sens ?
La suite ici :
http://souklaye.wordpress.com/2009/03/13/creation-internet-et-insultes-gratuites/


Si la guerre propre consiste à une extermination massive, mais sélective, je ne sais pas si je dois avoir plus peur de la course à l’armement des États ou celle de l’équipement des foyers en informatique familial.
Au fond, il n’y a pas de différence entre les deux, si ce n’est la démocratisation à outrance au nom du progrès et des actionnaires, petits ou gros.

Le mythe de la technologie de service laisse peu à peu place à l’assistanat compensateur.
Le tout fonctionnel transforme le temps d’activité en consommation passive.

Quand les objets deviennent des outils, on peut observer les premiers signes de dépendance émotionnelle.
Pas besoin d’une grande imagination banale ou d’une de ces paranoïas simulées pour constater que notre écosystème subit une profonde mutation
La suite :
http://souklaye.wordpress.com/2009/02/24/effets-secondaires-de-la-fracture-numerique/

Lola Lopsa a dit…

Sylvain,
c'est vraiment DOMMAGE que ton commentaire a la forme d'un SPAM
(...)
Les copiés-collés ne sont pas acceptés par la maison

Jérem' a dit…

Y'a personne pour ramener Sylvain de Mars? MDR ce commentaire!

Jujupiter a dit…

Le situationnisme, oh oui!
Les spams, oh nan!